Ce terme n’est pas le plus heureux car il est souvent utilisé de façon négative par les Etats et syndicats professionnels réticents à cette pratique.
Mais ne nous y trompons pas, si ce phénomène est récemment apparu en France (du moins dans les médias – Cf. rubrique reportages - ), les Allemands, Suisses et Autrichiens viennent depuis maintenant 15 ans en Hongrie pour y suivre des traitements dentaires (implants, prothèse, bridges…) et repartir avec le sourire ! Leur affluence est la preuve de la qualité des soins qu’ils y reçoivent et des prix pratiqués : 1 million d’Autrichiens (1 adulte sur 3) aurait déjà bénéficié de soins en Hongrie alors que l’an dernier, 1000 français seulement auraient fait le déplacement!
Association belge des syndicats médicaux – septembre 2006 (extrait)
Nous sommes choqués par le terme « tourisme médical » utilisé dans un senspéjoratif par les Etats nationalistes hostiles à une Europe de la santé. Si unpatient cherche des soins de meilleure qualité hors de son Etat, c’est que celui-ci est en défaut d’assurer à ses citoyens le service auquel il a droit. L’Europe n’a d’utilité que si elle permet de compenser ces défaillances […] La reconnaissance mutuelle des diplômes des praticiens garantit une qualité comparable […] Le principe de l’accès aux soins hospitaliers doit être reconnu automatiquement comme l’accès aux soins ambulatoires sous réserve d’une clause de sauvegarde à justifier par l’Etat à la Commission. […] Le remboursement ou le tiers payant doivent être assurés directement par l’Etat d’origine à son barème. Il appartiendra au patient qui a fait un choix étranger d’en supporter ou bénéficier de la différence.
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